S’ouvrant de plus en plus aux investisseurs particuliers, et tout spécialement aux plus petits porteurs, l’investissement boursier, tend, en effet, depuis l’arrivée des courtiers en ligne sur ce secteur, à se démocratiser davantage chaque année, c’est en tout cas ce que prouve, à nouveau, une étude réalisée, à la fin 2010, par Opinionway, auprès de 500 investisseurs actifs, montrant alors que ce marché en ligne a doublé en seulement trois ans.
Pour aller plus loin dans les détails de cette enquête, ce sont en moyenne dix transactions par an qui sont passées par près de 500 000 investisseurs en France, très intéressés, par ailleurs, par le fait de pouvoir accéder à une bonne diversification de leur portefeuille, avec un intérêt tout particulier pour les produits dérivés.
Si, en 2007, seulement 21 % des investisseurs détenaient déjà un compte-titres en ligne, ce taux s’élevait à 56 % à la fin de l’année 2010, dénotant ainsi l’impact des efforts fournis par ces nouvelles enseignes pour attirer à elles un nouveau public toujours plus large.
Présentant la caractéristique d’être extrêmement autonomes, la très grande majorité d’entre eux, à hauteur de 89 %, déclarant se lancer eux-mêmes dans la recherche d’informations et dans la sélection des produits investis, apprécient cependant, en tout premier lieu, les instruments les plus simples à comprendre et à utiliser. Outre cela, ceux-ci se révèlent être également très soucieux de pouvoir suivre, à tout moment, l’évolution de leurs placements, afin d’agir au plus vite en fonction des nouvelles données qui leur sont ainsi fournies et éviter toutes mauvaises surprises ; 60 % indiquant, à ce propos-là, consulter la situation de leurs positions, une à plusieurs fois dans une même journée, et 90 %, de manière au minimum hebdomadaire.
Le profil type de l’investisseur reste, quant à lui, malgré l’ouverture de ce marché, toujours à peu près identique, celui-ci étant généralement issu des catégories socio-professionnelles les plus élevées et d’âge plutôt mûr, plus des trois quarts d’entre eux affirmant aussi jouir d’un patrimoine excédant 75 000 € et attacher, d’autre part, une grande importance à la confiance qu’ils ont dans la progression de leur capital ainsi qu’au plaisir qu’ils éprouvent à jouer sur ces places financières.
Le support par excellence reste, bien entendu, les actions, détenues par 98 % des investisseurs, 85 % de ceux-ci excédant même 15 000 €, tandis que 40 % font appel à des produits dérivés et ne cachent pas leur satisfaction, les ETF et les warrants arrivant en tête de liste dans ce classement, en raison de leur accessibilité pour les premiers et de l’effet de levier permis par les seconds, les CFD arrivant ensuite, du fait de la souplesse qu’ils offrent, devant le Forex et les coûts attractifs qui lui sont liés.
Il apparaît également que l’investissement sur les produits les plus risqués se trouve être, au final, plutôt sollicité par les plus jeunes, ceux-ci orientant aussi leurs fonds dans des zones beaucoup plus diversifiées que ne le font leurs aînés.
